AIP
AIP AUTO IMMUNE,  TOUT SUR LE PROTOCOLE AIP

AIP : BILAN PHASE DE REINTRODUCTION

AIP phase de réintroduction : bilan intermédiaire

Chers lecteurs, un an, cela fait un an que nous avons commencé le protocole AIP avec mon époux.

Je sais que beaucoup d’entre-vous attendent ce bilan intermédiaire sur la phase de réintroduction.

Malgré que, chaque parcours AIP soit très personnel, car il dépend de sa maladie, du stade où en est celle-ci, de sa constitution physique et de son environnement, nous livrons toujours notre propre témoignage en toute vérité. C’est le but de ce partage sur Cuisinarcenciel.

Vous êtes maintenant quelques-uns à avoir commencé ce protocole auto-immune, n’hésitez surtout pas à nous faire parvenir votre témoignage, afin de démontrer que chaque maladie et chaque stade de maladie, apportent quelque chose aux autres.

Ce qui est important dans le protocole c’est la volonté de s’en sortir et de vivre mieux. De repérer dans la vraie vie les aliments, les situations, l’environnement qui ne nous conviennent pas, afin de les contrer pour une meilleure qualité de vie en étant malade. Voir de vaincre la maladie, des rémissions sont arrivées, je suis sûre que le facteur temps joue et que les efforts fournis ne sont jamais vains. 

Imaginez-vous en train de continuer à manger les aliments qui vous faisaient du mal, de continuer un traitement lourd, de vivre dans un envirronnement qui ne vous convient pas ? Votre calvaire s’emplifierait, alors qu’avec le protocole, oui, vous pouvez souffrir en phase de réintroduction suivant la tolérance aux aliments, mais c’est un mal pour un bien. Car lorsque vous aurez connaissance des aliments qui ne vous conviennent pas et de ceux qui sont bons pour vous il ne tiendra qu’à vous de le maîtriser. 

Dans la famille c’est mon mari le malade auto-immune, moi je ne fais que l’accompagner, ce qui m’a été salvateur : des kilos en moins.

C’est pourquoi vous aurez mon avis sur le protocole, mais, surtout le bilan de mon mari par rapport à la réintroduction d’aliments et comment il le vit. Comme à notre habitude nous serons complètement transparents à travers notre témoignage.

Mon bilan

femme au miroir

Après ces kilos perdus (même s’il m’en reste encore à perdre), pour la première fois de ma vie j’arrive à stabiliser mon poids en mangeant correctement, sans me prendre la tête avec des pesages, des comptages de calories, des frustrations. Je me donne le temps de perdre ce qui me reste à perdre, je respire. Je ne veux plus jamais frustrer mon corps. 

J’ai bien sûr fait la réintroduction, mais je vais plus vite que mon mari car, aucun aliment, mis à part l’huile de colza, ne m’a été fatal sauf, peut-être, le fromage, en effet, en trop grande quantité il me créé de l’exéma, je dois donc espacer et tempérer mes prises. 

Il me reste juste à éliminer le stress, qui est le seul point que je n’ai pas encore pu sortir de ma vie pour le moment. Ce stress, mon pire ennemi (on sait ce qu’il donne sur le corps je l’ai décrit ici), je dois le combattre chaque jour. Certaines choses doivent changer dans ma vie actuelle pour le diminuer et tant que ces choses ne seront pas réglées, je serai obligée de vivre avec.

La réintroduction de certains aliments, comme le fromage, le pain, les pâtes et le riz m’ont fait un bien énorme. Cependant il faut lutter contre les anciens travers, afin de ne pas trop en consommer, sinon, les kilos reviendront.  

Je pratique également le jeûne intermittent depuis un an et demi environ, pour moi, plus de petit déjeuner et terminé les fringales du matin.

 J’ai également fait un jeûne à l’eau d’une journée, mais ceci, je vous en reparlerai, en effet, il y a beaucoup de choses à dire sur ce sujet. 

Toujours est-il que, ce jeûne m’a démontré, par a + b, que si je ne mange pas, je ne meurs pas. Ce fût pour moi une grande victoire pour faire face à ma peur de ne pas manger. Je vous promets un article entier sur ce sujet. 

Je continue donc cette nouvelle façon de m’alimenter qui m’apporte tant !

Bilan intermédiaire de mon époux : phase de réintroduction

La phase de réintroduction est variable selon les personnes. En ce qui me concerne, certains aliments sont bien passés et d’autres m’ont été nuisibles. Les moins courants sont ceux qui ont été moindres dans les manifestations et m’ont laissé présager qu’il valait mieux que je les remette à plus tard. 

Néanmoins, parmi ce dernier stade, en insistant sur certains d’entre eux, parfois les manifestations se sont estompées. Il est difficile de faire la part de l’alimentation quand, parfois, les crises n’ont pas d’explications rationnelles. 

Quand on sent que le corps se manifeste sans raisons apparentes, il est évident qu’à ce moment là, il ne vaut mieux pas faire de nouvelle intégration. Parfois, il arrive aussi, que lors d’une réintégration une crise intervienne, sans qu’on soit sûr que celle-ci soit bien due à l’alimentation, quand l’environnement n’est pas propice surtout. 

Cela peut être causé par une période d’angoisse, un facteur extérieur, comme avoir fait trop d’efforts physiques ou autre. Mais par moment il n’y a pas de raison apparente et cela engendre des doutes par rapport au protocole ce qui angoisse encore plus.

Mais il y a quelque chose qu’il ne faut pas omettre c’est que dans mon cas, mon traitement médicamenteux n’a duré que 2 semaines, donc en définitive je n’ai pas vraiment contrarié la maladie par un traitement avant de m’imposer l’AIP.  

Ce qui fait que la maladie avait toute sa force. En règle générale, j’ai remarqué qu’entre les phases 1, 2 et 3 de la réintégration AIP certains nutriments ont été réintégrés avec facilité quelque soit la phase et réintégrés de manière à ce que je puisse remanger des aliments courants (les oeufs, pomme de terre, graines, cacao, alcool à petite dose). 

Homme libre

En pratique le jaune d’oeuf en phase 1 et le blanc d’oeuf en phase 2 ne m’ont pas causé de soucis. En revanche, l’huile de Colza et les haricots verts, tous deux en phase 1 m’ont engendré chacun des crises terribles sur plusieurs jours. 

Les amandes, les cacahuètes en phase 2 et la pomme de terre en phase 3 m’ont été salvateurs. Par contre le beurre d’animaux élevés à l’herbe phase 2 a eu un léger retentissement sur ma santé, qui m’a indiqué que je devais abandonner pour cette fois. 

Au bout du dixième mois environ, afin de palier à un manque nutritionnel, j’ai voulu réintégrer le fromage en ayant pris soin de ne prendre que du brebis, pour des raisons enzymatiques, qui laissent à penser que le fromage de brebis est beaucoup moins néfaste pour l’organisme que ceux de vache ou de chèvre. Malheureusement, si mon corps a semblé être en parfaite harmonie avec cette réintégration, quand un bien être s’est fait sentir, il s’avère que de fortes poussées se sont manifestées le soir même et ceux-ci pendant plus d’une semaine.

Concernant l’alcool, moi qui suit un adepte de bonnes bières, j’ai dû m’en passer au bénéfice du vin bio et sans sulfites que j’ai réintégré en premier lieu. 

Le fait est que, le gluten contenu dans la bière, m’aurait été néfaste et comme les bières dites sans gluten, vendues en France sont élaborées à base de malt d’orge (j’en ai même vu faites avec du blé) je n’ai pas voulu prendre le risque d’en boire. Ce qu’il faut savoir sur le gluten dans les bières dites “sans gluten”, est qu’elles sont constituées d’orge ou de blé et possèdent encore leur gluten. 

En effet, la norme Européenne consiste à appeler “sans gluten” tout produit comportant moins de 20 PPM de gluten (PPM = Partie Par Mission – c’est une mesure) or, dans ces bières “sans gluten” on ajoute une enzyme qui découpe le gluten en petits morceaux et qui le rend assimilable. Cependant, coupé ou non, le gluten est toujours présent, c’est pourquoi n’ayant pas trouvé de bière véritablement sans gluten j’ai choisi le vin qui possède un taux d’alcoolémie modéré. 

L’alcool en petite quantité est considéré réintégrable en phase 2 du plan de réintégration. L’alcool en plus grande quantité est indiquée en phase 4. J’ai alors tenté le Whisky quelques mois plus tard. Après en avoir bu avec modération, le samedi soir uniquement, sur plusieurs semaines, j’ai constaté que le boire accompagné d’un soda bio contenant peu de sucre, brun de surcroît, n’engageait aucun processus de la maladie auto-immune. Mais, que le boire sec, déclanchait des symptômes de la maladie.

Ce sont des exemples parmi d’autres qui décrivent à quel point cette maladie auto-immune est capricieuse. Car j’ai pu observer que d’un côté, il y a les besoins du corps et de l’autre, les attaques de la maladie. 

Cela n’engage que moi, mais suivre la réintégration phase par phase, n’est pas une obligation, elle peut être suivie selon les ressentis des personnes… tout dépend des besoins nutritionnels que nous devons apporter à notre corps et des réactions de ce dernier. 

Après une phase d’élimination du protocole auto-immune amenée à son maximum, soit une période de 3 mois sans un seul écart, les phases de réintégration m’ont demandé d’être patient et d’écouter davantage la maladie et ses poussées, plutôt que mes envies et les besoins nutritionnels que mon corps me réclamait. 

Au regard des résultats obtenus je reste persuadué que le protocole auto-immune est un processus qu’il faut absolument suivre contre ces pathologies, car il ne fait pas que réduire l’intensité de la maladie, voir la guérir, il permet également de prévenir, voir d’éliminer, d’autres pathologies organiques sous-jacentes. 

Je poursuis donc ma réintégration avec une double satisfaction : tout d’abord de faire reculer la maladie jour après jour et de pouvoir profiter à nouveau d’aliments réintroduits.   

Conclusion

Vous l’aurez compris, chers lecteurs, la réintroduction est une partie longue et fastidieuse, parsemée d’embûches et de victoires. Mais c’est spécifiquement la partie qui vous sauvera, car elle permet de détecter justement, les aliments qui vous font du mal.

En repérant ces derniers, vous pourrez les éliminer de votre alimentation. Eventuellement, retentez de les réintroduire plus tard, mais si la réaction est aussi vive que la première, n’insistez pas, vous vivrez mieux sans lui.

Nous ne pouvons pas vous cacher, que cette réintroduction n’est pas sans souffrances, en effet, les réactions peuvent être violentes parfois, mais la douleur vous indique que vous avez cerné le coupable et qu’il ne vous y reprendra plus !

Nous referons un bilan AIP d’ici quelque mois. En espérant que notre environnement de vie ne soit plus le même, car il est pour nous un facteur commun de gros stress, vecteur de souffrances qui ralentissent la guérison. Et nous savons comme l’environnement est aussi un des éléments majeur de l’AIP.

A bientôt, chers lecteurs !

Isabelle

fôret

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